Les atouts du contrat de professionnalisation
4 février 2008 · 1 Commentaire
“Le contrat de professionnalisation constitue, à nos yeux, un des volets les mieux réussis de la loi de mai 2004 sur la modernisation sociale. Sa mise en Å“uvre évite de recourir massivement aux stages de longue durée passibles de requalification. D’où son application participe, avec beaucoup d’habileté, à la création d’emplois là où les entreprises hésitent à engager pleinement leurs ressources.
Pour ces dernières, les avantages liés au contrat de professionnalisation sont évidents : recrutement de professionnels qualifiés, pour une rémunération située entre 55 % et 80 % du Smic ; formation-perfectionnement adaptée au rythme et aux enjeux de l’entreprise ; financement de la formation par l’OPCA de branche ; exonération des charges patronales de sécurité sociale. En outre, le salarié n’entre pas dans les effectifs pour le calcul des seuils sociaux, et il n’y a pas de prime de précarité dans ce type de CDD.
Cette aide, en quelque sorte offerte aux entreprises, a une contrepartie. Elles doivent se montrer innovantes et dynamiques. Elles doivent surtout manifester l’aptitude à utiliser les compétences les plus pointues de nos jeunes gens, en terme de nouvelles technologies. Ceci concerne tous les domaines : le son (sur les bases audionumériques appliquées à la sonorisation ou au codage multicanal) ainsi que le montage (sur les configurations les plus ambitieuses telles que Avid Adrénaline, Media Composer) et, bien sûr, les techniques et systèmes vidéo numériques, plus particulièrement la HD.
Nous devons nous en convaincre, nos jeunes gens ont intégré l’ensemble des savoir-faire qui découlent des nouvelles technologies. Il nous faut définitivement tourner le dos à la vision périmée du premier emploi bouche-trou, variante du stage interminable. Les jeunes diplômés occupent, désormais, de véritables postes, affectés de qualifications précises qui, traduites en terme de coût de travail, dégagent une incontestable rentabilité. Il est clair que les entreprises performantes en audiovisuel ont besoin de jeunes professionnels immédiatement opérationnels : sur un plateau de tournage (télévision ou cinéma), dans un studio d’enregistrement, de postproduction ou chez un prestataire de service. Cet état de choses se confirme encore plus lorsqu’ils se trouvent sur le terrain. Par exemple, lorsque de jeunes journalistes audiovisuels sont directement rattachés à des unités régionales ou locales de télévision. Ici, la nécessité d’être polyvalent s’impose. Les jeunes gens doivent non seulement s’acquitter de leur rôle d’apprenti journaliste, mais aussi maîtriser le tournage, le montage, le commentaire sur image et parfois même savoir diffuser leur reportage.
Devant ces formidables atouts qui leur sont proposés, les entreprises ont plusieurs défis à relever. Tout d’abord, elles dynamisent leur personnel à leur point d’entrée. En même temps, elles participent remarquablement à l’élargissement du marché du travail, dans le strict respect du droit, à un coût très séduisant. Mais le principal objectif qu’elles atteignent, et là nous reprenons l’esprit de la loi de mai 2004, elles rehaussent leur niveau de compétitivité en accueillant des jeunes qui ont totalement assimilé la grande révolution du numérique.
Quand une loi est bonne, tous les acteurs concernés doivent se mobiliser pour en tirer le meilleur.”
Georges Touati, directeur académique de l’Ecole internationale de création audiovisuelle et de réalisation.Mots clés : Formation
1 reponse Pour l'instant ↓
1 suwydaxe // août 22, 2009 à 17:40
suwydaxe…
Hobbie Cat Sailboat …
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